UN EUROPEEN A NEW YORK

UN EUROPEEN A NEW YORK
Venir au Etats-Unis d'Amérique, n'est pas mon premier souhait, seulement la vie est pleine de surprises, de contradictions et d'événements qui ne jouent pas toujours en notre faveur. Cependant, l'école propose un voyage d'étude là-bas, alors j'y vais, faut bien commencer par une destination, même si elle est loin d'être mon premier choix. Du reste je m'éclate bien, j'adore le M.O.M.A. et ses semblables, le gigantisme de central park, des rues, des blocks et des constructions. Pour un étudiant d'archi qui ne connais rien encore de la folie des grandeurs, là je suis servi, c'est bluffant ces gratte-ciels !

# Posté le samedi 16 mai 2009 10:16

L'AZTEQUE

L'AZTEQUE
Mexique, c'est fantastique, les Aztèques et les Mayas ont réalisé des merveilles architectoniques qui troublent mon esprit. Je ressens la grandeur et la beauté de leur civilisation, la douleur et la terreur qui les a anéanti. L'architecture d'aujourd'hui est elle aussi pleine de créativité néo-trans-archéologique inspirée des cultures préhispaniques.

Je suis en voyage d'étude avec une collègue pour le ministère des affaires culturelles, qui nous ont alloué une bourse d'étude pour faire un mémoire sur l'architecture contemporaine de ce grand pays. Après diverses investigations, nous partons voir des sites archéologiques, Teotihuacan, Oaxaca, Monte Alban. Nous-nous octroyons une pause estivale sur la plage de Puerto Angel, repartons pour San Christobal de las casas, Tenejapa, Chamula, puis Palenque et son édifice royale, unique exemple d'un palais laïc perdu accompagné de temples dans la jungle de cette forêt vierge. Pas tant ! Il y règne un bruit de scierie constant et assourdissant par instant. C'est la faune de ce domaine, essentiellement les singes, les oiseaux et les milliers d'insectes qui créent cette symphonie fantastique. La végétation y est dense et on ne peut presque rien distinguer lorsque que l'on ne possède pas l'½il aguerri d'un indigène. Il faut plusieurs heures avant d'apercevoir un papillon, un lézard, ou pour voir une fleur et toutes les merveilles de ce milieu, hostile au demeurant.
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# Posté le samedi 16 mai 2009 10:23

Modifié le lundi 18 mai 2009 09:25

LE MAYA

LE MAYA
Incroyable, je suis sur le toit du bus avec deux enfants et leur mamie, une chèvre et son chevreau, des poules, des bagages et le jeune assistant porteur. L'air est frais mais la vue est imprenable, je mitraille tout ce que je vois, je n'aurai jamais assez de pellicule ... La radio de cette caravane diffuse des standards latinos : Yo no soy marinero, soy capitan, soy capitan ... La cucaracha, la cucaracha, ya no puede caminar, porque le falta, porque le falta, marijuana que fumar ... Besame, besame mucho, como si fuera la primera vez ...

Six heures du mat, je suis enfin sur les pas de mille cinq cent ans de civilisation disparue, dissimulée sous la jungle et son cortège d'insectes, de singes, mais aussi des poules de forêt, des dindons tiens donc, Léon ! C'est incroyable, comme c'est haut, et tout ça sans les techniques des voûtes, ni de ciment, juste des assemblages de pierres sèches. J'arrive du Yucatan où j'ai déjà vu de telles constructions à Uxmal, Chichèn itzá ou Tulum, mais ici c'est si gigantesque, tellement haut que l'on surplombe la canopée, tellement grand que des dizaines de pyramides se devinent sur cette avenue des Élysée près hispanique. Ce soir je ferai une expédition nocturne sur les ruines.

Les bruits de la jungle se trouvent amplifiés à la tombée du soir. Seulement, me retrouver seule au milieu de ce site fantasmagorique, est un honneur pour moi.
Je suis ébahi lorsqu'au détour d'une place je surprends deux petits jaguars jouant à chat. Les dindons sont sortis des sous-bois où ils se réfugient loin de la cohue touristique qui s'abat quotidiennement sur leur territoire. Une mygale sort timidement de son terrier pour retravailler sa toile et les singes font de grandes expéditions dans les branchages qui me surplombent, pour cueillir les fruits qui les sustenteront. Leurs discours semblent se moquer de moi qui suis réduit pour eux à ramper sur le sol. Je ne me lasse pas de regarder, de grimper, de rêver sur ces édifices témoin d'ages révolus. Je repense à un songe d'enfance, où je m'imaginais être un guerrier ennemi mis en esclavage puis sacrifié sur l'hôtel de leur divinité pour apaiser son courroux, et apporter de bonnes pluies qui permettrons d'obtenir fertilité, fécondité et prospérité pour leur cité.
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# Posté le samedi 16 mai 2009 10:24

Modifié le lundi 18 mai 2009 09:24

CHINA BLUES

CHINA BLUES
Curieux comme « la cité interdite » aux murs rouges me rappelle les cités méso-américaines, avec leurs têtes de dragons qui ressemble étrangement au maudit Quetzalcoaltus. La « grande muraille » ne vole pas ses mérites. Xi an m'en met plein les yeux, ces tombeaux démesurés et toute cette armée statufiée sur place, mes aïeux, quel spectacle ! Shanghai sent la vertigineuse avancé qui la sépare des lointaines rizières des sugar hills de la région de Guilin. L'empire du milieu est très impressionnant.

Je suis juste très seule en Chine, ce peuple est réservé, ils semblent pourtant conviviaux entre eux. Bien sûr, il y a la barrière de la langue, du fait que le pays vient tout juste de s'ouvrir au tourisme international, ils ne sont pas tout à fait prêts. Les infrastructures sont parfois rudimentaires et même rares dans certaines destinations. La nourriture, même simple, est délicieuse, bon à l'exception de cette drôle de soupe au goût de tabac, beurk, beurk, beurk, beurk. Même un fumeur doit avoir la nausée en la testant, un bon moyen d'arrêter de fumer, hi hi hi hi ... Je sais, c'est naze comme blague, mais les chinois ont bien rient eux, en voyant ma réaction dégoûtée.

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# Posté le samedi 16 mai 2009 10:27